Un son d'une hauteur précise. Il n'en existe que 12 différentes par octave (les 7 touches blanches + 5 noires du piano), qui se répètent à l'infini vers le grave et l'aigu.
Glossaire
Les mots de la musique
108 termes expliqués en français et sans détour — ceux de la théorie, ceux du rythme, et ceux qu'on n'entend que dans un studio. Chaque définition part de ce que le mot décrit, pas de sa définition savante.
Chaque terme a son adresse : /glossaire/#syncope mène droit à la bonne définition. Pratique pour l'envoyer à quelqu'un.
La plus petite distance entre deux notes : deux touches voisines du piano (noires comprises). Brique de base de toutes les gammes.
Deux demi-tons. Entre Do et Ré il y a un ton (la touche noire est entre les deux).
La « même » note en plus aigu ou plus grave : sa fréquence est exactement doublée ou divisée par deux. Do3 et Do4 sont à une octave d'écart.
Une famille de notes qui sonnent bien ensemble, définie par une recette d'intervalles (tons et demi-tons) appliquée depuis une note de départ.
Le couple gamme + tonique choisi pour un morceau, par exemple « Do mineur ». C'est la carte d'identité harmonique du morceau.
La note « maison » du morceau : celle sur laquelle tout semble se poser. Finir sa mélodie sur la tonique donne une sensation de conclusion.
La distance entre deux notes, comptée en demi-tons. C'est l'intervalle qui décide si deux notes sonnent douces, tristes ou tendues ensemble.
Trois notes ou plus jouées en même temps. La fondation harmonique sur laquelle mélodie et basse s'appuient.
L'accord de base : 3 notes obtenues en prenant une note sur deux de la gamme (degrés 1-3-5).
Les notes d'un accord jouées une par une au lieu d'ensemble. Transforme instantanément un accord en mélodie ou en accompagnement.
La position d'une note (ou de son accord) dans la gamme, notée en chiffres romains : I, II, III… Majuscule = accord majeur, minuscule = mineur.
Une suite d'accords qui se répète en boucle, notée en degrés (ex. I–V–vi–IV) pour être jouable dans n'importe quelle tonalité.
La ponctuation d'une suite d'accords : deux accords qui, ensemble, donnent une impression de conclusion, de suspension ou de surprise. La cadence parfaite (V–I) referme, la demi-cadence (I–V) laisse la phrase ouverte.
La note située un demi-ton sous la tonique. Si proche qu'elle semble « tirée » vers elle : c'est elle qui donne à l'accord de dominante son besoin de se résoudre. La gamme mineure naturelle n'en a pas — d'où l'existence de la mineure harmonique.
La suite de notes qu'on retient et qu'on fredonne : le « visage » du morceau. Elle pioche (presque toujours) dans les notes de la gamme.
L'art de superposer des notes : les accords, et la manière dont ils s'enchaînent derrière la mélodie.
La mélodie grave du morceau. Elle joue souvent la fondamentale de chaque accord et fait le pont entre l'harmonie et le rythme.
Une gamme obtenue en jouant les notes d'une autre gamme mais en démarrant d'un degré différent : dorien, phrygien, lydien, mixolydien…
Changer de tonalité en cours de morceau. La montée d'un ton au dernier refrain d'une chanson pop est la modulation la plus connue.
Les cinq lignes horizontales sur lesquelles s'écrit la musique. La hauteur d'une note se lit à sa position : plus elle est haute sur la portée, plus le son est aigu.
Le symbole en début de portée qui fixe le repère de lecture. Elle enroule sa boucle autour de la ligne du Sol, d'où son nom. C'est la clé des instruments aigus et de la main droite au piano.
L'autre clé courante, celle des sons graves : basse, contrebasse, main gauche du piano. Les mêmes lignes y désignent des notes différentes de la clé de sol — c'est ce qui déroute au début.
Un signe qui modifie la hauteur d'une note d'un demi-ton : le dièse la monte, le bémol la descend, le bécarre annule les deux.
Le signe ♯. Il monte la note d'un demi-ton : Do♯ est la touche noire juste à droite du Do.
Le signe ♭. Il descend la note d'un demi-ton : Ré♭ est la touche noire juste à gauche du Ré — la même que Do♯, vue autrement.
Le signe ♮. Il annule un dièse ou un bémol et rétablit la note naturelle. C'est le signe qui remet les compteurs à zéro.
Les dièses ou bémols placés en début de portée, valables pour tout le morceau. Ils disent la tonalité d'un coup d'œil : deux dièses, c'est Ré majeur ou sa relative Si mineur.
Deux écritures pour un même son : Do♯ et Ré♭ sont la même touche du piano. Le nom retenu dépend de la tonalité — on n'écrit pas un Ré♯ dans une tonalité à bémols.
L'apprentissage de la lecture et de l'écriture musicales. Utile, mais pas obligatoire pour composer : beaucoup de musiciens excellents ne lisent pas une note.
La note qui donne son nom à un accord et sur laquelle il se construit. Dans Do majeur (Do-Mi-Sol), c'est le Do.
L'intervalle de trois degrés, et la note la plus importante d'un accord : quatre demi-tons donnent un accord majeur, trois un accord mineur. Une seule note qui fait toute la couleur.
L'intervalle de cinq degrés, sept demi-tons. Le plus stable après l'octave — si stable qu'il sonne presque creux, d'où son usage dans le rock en accord de puissance.
La note ajoutée au-dessus d'une triade pour l'enrichir. Elle trouble la couleur franche de l'accord : c'est la base du son jazz, et le moteur de la tension en musique tonale.
Le même accord joué avec une autre note au grave. Do-Mi-Sol devient Mi-Sol-Do : mêmes notes, même nom, mais un enchaînement bien plus fluide parce que les doigts bougent moins.
Fondamentale et quinte, sans la tierce — donc ni majeur ni mineur. Neutre et massif, c'est le son du rock saturé, où une tierce sonnerait brouillonne.
Un accord dont la tierce est remplacée par la seconde ou la quarte. Il reste en suspens, ni majeur ni mineur, et demande à se résoudre.
Un ensemble de notes qui sonne stable et reposé. L'oreille n'y attend rien de particulier.
Un ensemble de notes qui sonne tendu et instable. Ce n'est pas un défaut : sans dissonance, la musique n'aurait aucun relief, seulement du repos.
Le moment où une tension retombe sur une note ou un accord stable. C'est ce qui donne la sensation de « ça y est, c'est fini ».
Le cinquième degré d'une gamme, celui qui appelle le retour à la tonique. C'est le degré de la tension par excellence.
Le quatrième degré. Moins tendu que la dominante, il éloigne doucement de la tonique — c'est lui qui ouvre la plupart des refrains.
La tonalité qui partage exactement les mêmes notes qu'une autre, avec une tonique différente. Do majeur et La mineur sont relatives : même matériau, humeur opposée.
Déplacer un morceau entier vers le grave ou l'aigu en gardant tous les écarts. Utile pour adapter une chanson à une voix qui n'atteint pas les aigus.
Se dit de ce qui appartient à la gamme en cours, sans note étrangère. Les sept accords d'une tonalité sont ses accords diatoniques.
Se dit de ce qui utilise les douze demi-tons, gamme ou non. Une note chromatique est une note « hors gamme », qu'on emploie pour colorer ou pour passer.
La vitesse du morceau en battements par minute. 60 = un battement par seconde. Chaque style a sa zone de confort : 80 pour le hip-hop, 174 pour la DnB.
La pulsation de base, celle qu'on tape du pied. C'est l'unité que compte le BPM.
Un paquet de temps (presque toujours 4 dans les musiques actuelles) qui découpe le morceau en blocs réguliers. On compte « 1, 2, 3, 4 ».
Un fragment musical (1, 2, 4 ou 8 mesures) qui se répète. La musique électronique et le hip-hop sont des arts de la boucle.
Une courte phrase mélodique ou rythmique, répétée et immédiatement reconnaissable. Le riff est à la guitare ce que le motif est à tout le reste.
Un passage où presque tous les éléments s'arrêtent : le morceau respire et l'attente monte. Souvent juste avant le drop ou le refrain.
Le moment où tout revient d'un coup après la montée : l'explosion d'énergie des musiques électroniques.
Les blocs de construction d'une chanson : le couplet raconte, le refrain marque (c'est lui qu'on retient), le pont surprend une fois avant la fin.
Les micro-décalages de timing qui font « danser » un rythme au lieu de le rendre mécanique. Un même pattern, joué carré ou swingué, change de personnalité.
Le battement régulier qu'on tape du pied en écoutant. Tout le rythme s'organise autour d'elle, même quand aucun instrument ne la joue.
Les deux chiffres en début de morceau : 4/4, 3/4, 6/8. Le premier dit combien de temps par mesure, le second quelle figure vaut un temps.
Une pulsation qui se divise en deux. C'est le cas de la quasi-totalité des musiques actuelles — rock, pop, techno, rap.
Une pulsation qui se divise en trois. Ça balance au lieu de marcher droit : valse, blues, shuffle, jazz.
Une note jouée à contretemps et tenue par-dessus le temps fort. C'est ce qui fait qu'un rythme « accroche » au lieu de rester carré.
Ce qui tombe entre les temps, et non dessus. Le charley d'une boîte à rythmes y vit presque toujours.
Une ou plusieurs notes jouées avant le premier temps, comme un élan. Beaucoup de mélodies ne commencent pas sur le temps mais juste avant.
La figure qui vaut un temps en 4/4. C'est l'unité de référence : quatre noires font une mesure.
La moitié d'une noire, donc un demi-temps. Deux croches par temps, c'est la subdivision la plus courante en musique actuelle.
La moitié d'une croche, un quart de temps. Les seize pas d'une boîte à rythmes sont des doubles croches.
Deux temps. Une note qui se tient, souvent réservée aux basses et aux nappes.
Quatre temps, soit une mesure entière en 4/4. La note la plus longue de l'écriture courante.
Trois notes jouées dans le temps de deux. C'est ce qui installe le balancement ternaire à l'intérieur d'un morceau binaire.
L'absence de son, notée aussi précisément qu'une note. Ce qu'on ne joue pas compte autant que ce qu'on joue — un arrangement respire par ses silences.
La partie qui accumule la tension avant un drop : le filtre s'ouvre, la caisse claire se resserre, tout monte. Sans elle, le drop ne fait aucun effet.
Les premières mesures, qui installent l'ambiance et le tempo avant l'entrée des éléments principaux.
La sortie du morceau. Elle retire les couches une à une, souvent en miroir de l'intro.
Une variation courte de batterie qui annonce le changement de partie. Une ou deux mesures suffisent à signaler « ça change maintenant ».
La suite d'accords d'un morceau, écrite mesure par mesure. C'est le plan sur lequel improvisent les musiciens.
Digital Audio Workstation : le logiciel où l'on compose et enregistre. Pour débuter gratuitement : GarageBand (Mac), LMMS, Cakewalk ou BandLab (en ligne).
Un extrait sonore (disque, voix, bruit) réutilisé dans un morceau. Fondation historique du hip-hop et de la musique électronique.
Un instrument qui fabrique le son électroniquement à partir d'ondes simples. Le piano de cette page est un mini-synthétiseur (Web Audio).
Une nappe de son douce, longue et enveloppante qui remplit l'espace derrière les autres éléments. L'arme secrète des ambiances.
Les trois piliers de la batterie : le kick (grosse caisse) pose les fondations, la caisse claire (snare) claque sur les temps 2 et 4, le charley (hi-hat) remplit et fait avancer.
La force avec laquelle une note est jouée. Varier les vélocités est le moyen le plus simple de rendre une boucle vivante.
Recaler automatiquement les notes sur la grille rythmique. Utile pour corriger, mais à 100 % partout, la musique devient robotique.
Les effets d'espace : la réverb place le son dans une pièce (petite ou immense), le delay le répète en écho.
Un effet qui coupe une partie des fréquences d'un son. Les longues montées de la techno sont souvent juste un filtre qui s'ouvre.
Décider quel élément joue à quel moment : c'est l'arrangement qui transforme une boucle de 8 secondes en morceau de 3 minutes.
Équilibrer les volumes, les fréquences et la place de chaque piste pour que tout s'entende clairement.
La toute dernière étape : polir le morceau terminé pour qu'il sonne bien partout, du casque à la voiture.
Un format qui décrit les notes jouées — hauteur, moment, force — sans aucun son. C'est une partition pour machines : on peut changer d'instrument après coup sans rien rejouer.
Une ligne de l'arrangement, contenant un instrument ou un son. Un morceau se construit en empilant des pistes.
L'affichage en barres colorées où l'on dessine les notes dans un logiciel de musique. C'est le remplaçant de la portée pour la plupart des producteurs.
L'outil qui déclenche des sons dans le temps selon un motif programmé. Les boîtes à rythmes en sont la forme la plus connue.
Un outil qui égrène automatiquement les notes d'un accord tenu. Il transforme un accord plaqué en motif régulier.
La façon dont un son évolue dans le temps : attaque, chute, maintien, extinction. C'est elle qui distingue un piano d'un orgue, à hauteur identique.
La source sonore d'un synthétiseur : il produit une forme d'onde brute, qu'on sculpte ensuite au filtre et à l'enveloppe.
Le point à partir duquel un filtre commence à retirer des fréquences. La faire varier, c'est le geste le plus reconnaissable de la musique électronique.
Une bosse de volume juste autour de la fréquence de coupure. Poussée fort, elle donne le son sifflant caractéristique des filtres.
Un traitement qui réduit l'écart entre les passages forts et faibles. Bien réglé, il rend un son plus dense et plus présent sans le rendre plus fort.
Un outil qui monte ou baisse des zones de fréquences. On y coupe le grave inutile et on y creuse la place de chaque instrument.
Le procédé qui fait baisser un son au rythme d'un autre, presque toujours la grosse caisse. C'est l'origine du « pompage » de la house et de l'EDM.
La place d'un son entre l'enceinte gauche et la droite. Répartir les éléments dans l'espace suffit souvent à désencombrer un mixage.
Une déformation légère et volontaire du signal, qui ajoute des harmoniques. Elle réchauffe et épaissit — c'est ce qu'on cherche en passant par une bande ou un lampe.
Une déformation franche du son, jusqu'à l'écraser. Le son de la guitare rock, et une arme redoutable sur une basse électronique.
Un compresseur extrême qui interdit au signal de dépasser un plafond. C'est le dernier outil de la chaîne, celui qui fixe le volume final.
Ce qui arrive quand le signal dépasse le maximum : le son se déchire. Un défaut, sauf quand il est cherché.
Un instrument ou un effet ajouté au logiciel de musique. Tout ce qui n'est pas livré d'origine s'ajoute sous cette forme.
Un réglage enregistré, prêt à l'emploi. Excellent point de départ, mauvais point d'arrivée : c'est en modifiant qu'on trouve son son.
L'enregistrement des mouvements d'un réglage au fil du morceau. C'est ce qui empêche une boucle de quatre mesures de devenir lassante.
Le retard entre le moment où l'on joue et celui où l'on entend. Au-delà d'une vingtaine de millisecondes, jouer en rythme devient impossible.
L'opération qui transforme le projet en un fichier audio unique, écoutable partout. C'est la dernière étape avant de partager.
Ces mots prennent tout leur sens en pratique : les fiches de gamme les montrent à l'œuvre, les quiz vérifient qu'ils sont acquis, et le guide du débutant les introduit un par un.